Moi j'croyais que les fleurs se suicidaient en s'cueillant toutes seules

Moi j'croyais que les fleurs se suicidaient en s'cueillant toutes seules
Tiens-tiens-tiens, un nouvel article.
C'est finalement assez marrant d'écrire tout en sachant que (très) probablement on n'sera jamais lu, mais on fait comme si, sinon on tombe dans le pathétique style du j'écris-pour-mon-journal et c'est mièvre. J'aime pas quand ça l'est.
Bizarre, j'avais presque oublié ce p'tit bout d'blog. Créé ya plus d'un an, quand j'étais encore en hypokhâgne, ah quelle belle époque. En relisant l'article d'avant, je m'aperçois que j'me préparais à mon premier concours blanc, pfiu, c'est loin ça, maintenant j'prépare mes premiers partiels. Quelle grande classe.


Voilà, aujourd'hui on est le jeudi 27 décembre, il fait presque pas moche, j'devrais travailler, j'y arrive pas. J'suis un peu retombée dans ma phase déprime j'ai-envie-de-rien, j'sens que la vie est fade, grise, lente, un long fleuve tranquille en somme. Sauf que j'en veux pas de cette connerie de fleuve. Je sens que j'suis plus en osmose avec mon entourage, les gens, les murs, le ciel, la musique, tout ça tout ça. Moi-même, aussi.
Enfin.

L'impression d'avoir tout faux dans sa vie, hé ben c'est pas facile à gérer. Les mauvais choix. Les mauvaises personnes. Les mauvais moments. Et les gens qu'on aime et qu'on laisse s'en aller.
J'ai beau, j'ai beau essayer, j'y peux rien. J'pense à lui, je pense à ce que serait ma vie si j'avais décidé de l'y laisser (ouais ça m'a l'air français comme tournure), je ressasse, j'imagine, je rêve et je redescends sur terre. Ou plutôt, j'y retombe. Je m'y écrase, et face contre terre en plus. La réalité me rattrappe, me tape sur l'épaule, j'me retourne, pleine d'espoir, mais elle me fout une claque. Et ça fait peine à dire, mais elle est méritée, celle là.
J'sais bien que j'suis encore amoureuse. Lui ne l'est probablement plus. Tant mieux, ça m'apprendra. Et Guillaume qui croit que quand je 'serai prête' jpourrai 'faire un ptit bout de chemin' (!) avec lui. Mais moi j'l'aime pas. Il a rien compris, j'peux pas vouloir d'un sexfriend non plus (ce mot est trop à la mode ces temps-ci!).Je fais croire à tout le monde que je maitrise la situation, mais c'est bel et bien la situation qui me maitrise. Il n'y a peut-être pas pire que le regret, ou la frustration. T'façon il est déjà trop tard pour ne serait-ce que penser revenir en arrière.
J'suis trop compliquée :) Foutue distance aussi. C'est officiel, je hais Paris (et les gens qui disent que Paris c'est pas si loin et blablabla. Jles hais.).

A part ces balbutiements pathétiques d'handicapée du sentiment (sans aucun fil conducteur, c'est fouillis, brouillon, moche.), il reste autre chose qui me laisse un foutu goût amer. Ma sympathie. C'est fou c'que j'peux me laisser envahir par des sentiments qui ne sont pas les miens, mais c'est comme ça. Les divorces, les décès, les maladies, les chagrins d'amour, les grossesses non désirées, tout cela m'affecte. Quand on voit les personnes souffrir autour de soi, on les console, on prétend les comprendre avec cette espèce d'attention condescendante prétenduement amicale, on agit comme si on souffrait de même, mais rien n'est pareil. L'être humain doit être profondément égoïste. J'voudrais parfois être ce 'on'. Seulement moi parfois je ressens ces relents de sympathie, je souffre avec, je pense aux problèmes des autres, en plus des miens, et ça pèse lourd à la fin. J'devrais me débarasser de ça. Chacun pour sa pomme. A la guerre comme à la guerre. En même temps, pfiu. Ne serait-ce pas l'ultime étape du processus d'enfermement? J'sais pas. J'le saurai probablement jamais.
J'dois me sentir trop coupable moi-même pour chercher à endosser les fardeaux de tiers.



Mais laissons (oh! j'ose parler au pluriel) tout ça, les délires d'une fille encore amoureuse de son ex, et les divagations d'une fille à la fois trop seule et trop entourée. On va tomber dans le saoulant. J'ai moins mal à la tête maintenant. J'ai envie d'ouvrir la fenêtre en grand, m'y accouder, faire face à un nuage, le fixer intensément et me replonger dans l'album de Grizzly Bear. Ben tiens, j'vais le faire.



Déverser ces mots, laisser d'éventuels yeux les ingurgiter, créer le vide dans ma tête, c'est bon.
La vie est presque belle !


J'ai pas envie d'être lue par des gens que j'connais. Des gens que j'connais bien. Des gens qui prétendront user de sympathie ^^ (décidément ce sera le mot de la journée!).
J'aurai peut-être le courage un jour de laisser Joe chercher ce blog.
Et ptet qu'un jour je relirai ce blog avec une attention toute particulière, pour m'analyser, avoir un regard soi-disant plus mûr, ou du moins plus âgé, et, qui sait, ptet que je finirai ma lecture par un grand éclat de rire.
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# Posté le jeudi 27 décembre 2007 11:03

Modifié le jeudi 21 août 2008 18:45