(J'commence à écrire souvent ici)
Demain pas moins de six heures de cours sautent. C'est beau, inespéré, et salvateur. je n'sais ce qui se trame à l'IEP mais ça sent bon bon bon les vacances.
Un commentaire que j'viens d'apercevoir, me disant très sérieusement que ma vie était, quotation à l'appui, excitante (:p), m'incite à défouler mes ptits doigts sur le récit d'une journée follement remplie d'aventures, pur régal pour sociologue chevronné.
Je m'suis fait copieusement insulter dans l'bus par une sorte de... mégère, une folle furieuse qui, en plus d'être hystérique, devait être lourdement alcoolisée. Le genre de déchet humain qu'on regarde avec un mélange de pitié et d'irrépressible envie de rire. Malheureusement pour moi je crois, c'est l'irrépressible envie de rire qui l'a emporté, me valant pour le coup un florilège d'expressions que je n'osais pas imaginer sortant de la bouche d'une femme. Je n'm'aventurerai pas à recopier cette prose pour autant.
C'est qu'y a des gens qui craignent ici hein!
Continuant mon périple, je traversais le centre ville de Rennes tranquilou, et le flot de personnes que j'ai rencontré sur mon chemin m'a comme qui dirait affligée. C'est dingue hein, j'suis affligée par des gens que je n'connais ni d'Eve ni d'Adam. Passons. Moi qui me plaignais, l'année dernière de ne rencontrer que des fissapapa en mode panoplie mocassins, demi-slim, polo col remonté, ptit pull sur les épaules et cheveux à la Paul Mc Cartney, je suis servie niveau cas vestimentaires et capillaires. Je n'exagère même pas quand j'estime que le jeune garçon que j'ai croisé avait passé 45 minutes à répartir son pot et d'mi de Vivelle Dop fixation extrême sur ses ch'veux. Mais où va-t-oooooon?
C'est qu'y a des gens top fashionable ici.
Je terminais, près de la bouche de métro République, une conversation en anglais avec le-corres-d'un-copain-devenu-un-très-bon-copain-à-moi quand j'me suis fait aborder par un vrai Mancunien, qui, à en juger de mon accent, m'avais pris pour une Anglaise véridique! C'est l'plus beau compliment que l'on m'ait fait à ce jour je crois, j'aurais pu l'embrasser!
'No. Not possible. It's... wow, the least I can say: your English is damn good"
J'aurais du l'embrasser!
Hihi, c'est qu'y a des Anglais ici.
Tout cela pour arriver près de la boutique dont je tente de comprendre les horaires d'ouverture depuis dix jours et voir qu'elle était à nouveau fermée, ce qui m'a valu un ticket de bus supplémentaire! Ils me prendront jusqu'à mon dernier sou, ces vauriens.
Bon. J'me suis attelée à la lecture d' Elise ou la vraie vie de Claire Etcherelli, lecture imposée pour les partiels de mai en histoire. Condition féminine, travail à la chaîne, guerre d'Algérie, racisme... ; le programme s'annonce chargé, mais intéressant. Quand j'pense que les L2 de philo, après avoir achevé Critique de la Raison Pure de Kant, doivent ingurgiter tout le Traité de la nature humaine de Hume, je ris sans même éprouver une once de pitié. Bien fait :x
Tiens, j'y pense, mon attention s'est, au détour des pages, fixée à maints reprises sur un mot qui, après plusieurs séances de réflexion, me semble être de loin mon mot préféré dans le vocabulaire français.
Breffe.
J'suis mécontente, parce qu'en cherchant une vidéo de la chanson de Fairouz (Fairuz, comme on veut), Shady (Shadi, Chadi, comme on veut), j'ai des résultats du genre
I'm the real Slim Shady!
Tsss. J'aime cette chanson, tant pour la mélodie que les paroles. Bon, pour ceux qui n'comprennent pas les paroles (j'suppose la grande majorité d'entre vous), allez écouter au moin et admirez la calligraphie, dans la mesure où, bien sûr, Skyblog sait écrire arabe:
من زمان أنا و زغيرة كان في صبي
يجي من الحراش ألعب أنا وياه كان أسمه شادي
أنا و شادي غنينا سوى
لعبنا على التلج ركضنا بالهوا
كتبنا عالحجار قصص زغار و لوحنا الهوا
و يوم من الأيام ولعت الدنيي
نلس ضد ناس علقوا بهالدنيي
و صار في قتال يقرب عالتلال و الدني دني
و علقت عطراف الوادي شادي راح يتفرج
خفت و صرت أندهلو وينك رايح يا شادي
أندهلو و ما يسمعني و يبعد يبعد بالوادي
من يومتها ما عدت شفته ضاع شادي
و التلج إجا و راح التلج
عشرين مرة إجا و راح التلج
و أنا صرت إكبر و شادي بعدو صغير
عم يلعب عالتلج
Faut quand même écouter hein (le clip est pourrav mais la traduction est relativement bonne, ça donne une idée de quoi ça parle ^^)
Demain pas moins de six heures de cours sautent. C'est beau, inespéré, et salvateur. je n'sais ce qui se trame à l'IEP mais ça sent bon bon bon les vacances.
Un commentaire que j'viens d'apercevoir, me disant très sérieusement que ma vie était, quotation à l'appui, excitante (:p), m'incite à défouler mes ptits doigts sur le récit d'une journée follement remplie d'aventures, pur régal pour sociologue chevronné.
Je m'suis fait copieusement insulter dans l'bus par une sorte de... mégère, une folle furieuse qui, en plus d'être hystérique, devait être lourdement alcoolisée. Le genre de déchet humain qu'on regarde avec un mélange de pitié et d'irrépressible envie de rire. Malheureusement pour moi je crois, c'est l'irrépressible envie de rire qui l'a emporté, me valant pour le coup un florilège d'expressions que je n'osais pas imaginer sortant de la bouche d'une femme. Je n'm'aventurerai pas à recopier cette prose pour autant.
C'est qu'y a des gens qui craignent ici hein!
Continuant mon périple, je traversais le centre ville de Rennes tranquilou, et le flot de personnes que j'ai rencontré sur mon chemin m'a comme qui dirait affligée. C'est dingue hein, j'suis affligée par des gens que je n'connais ni d'Eve ni d'Adam. Passons. Moi qui me plaignais, l'année dernière de ne rencontrer que des fissapapa en mode panoplie mocassins, demi-slim, polo col remonté, ptit pull sur les épaules et cheveux à la Paul Mc Cartney, je suis servie niveau cas vestimentaires et capillaires. Je n'exagère même pas quand j'estime que le jeune garçon que j'ai croisé avait passé 45 minutes à répartir son pot et d'mi de Vivelle Dop fixation extrême sur ses ch'veux. Mais où va-t-oooooon?
C'est qu'y a des gens top fashionable ici.
Je terminais, près de la bouche de métro République, une conversation en anglais avec le-corres-d'un-copain-devenu-un-très-bon-copain-à-moi quand j'me suis fait aborder par un vrai Mancunien, qui, à en juger de mon accent, m'avais pris pour une Anglaise véridique! C'est l'plus beau compliment que l'on m'ait fait à ce jour je crois, j'aurais pu l'embrasser!
'No. Not possible. It's... wow, the least I can say: your English is damn good"
J'aurais du l'embrasser!
Hihi, c'est qu'y a des Anglais ici.
Tout cela pour arriver près de la boutique dont je tente de comprendre les horaires d'ouverture depuis dix jours et voir qu'elle était à nouveau fermée, ce qui m'a valu un ticket de bus supplémentaire! Ils me prendront jusqu'à mon dernier sou, ces vauriens.
Bon. J'me suis attelée à la lecture d' Elise ou la vraie vie de Claire Etcherelli, lecture imposée pour les partiels de mai en histoire. Condition féminine, travail à la chaîne, guerre d'Algérie, racisme... ; le programme s'annonce chargé, mais intéressant. Quand j'pense que les L2 de philo, après avoir achevé Critique de la Raison Pure de Kant, doivent ingurgiter tout le Traité de la nature humaine de Hume, je ris sans même éprouver une once de pitié. Bien fait :x
Tiens, j'y pense, mon attention s'est, au détour des pages, fixée à maints reprises sur un mot qui, après plusieurs séances de réflexion, me semble être de loin mon mot préféré dans le vocabulaire français.
Débarbouiller
C'est dingue c'que j'aime ce mot. Il sonne non seulement excellemment bien, mais est constitué d'une telle façon que l'on n'peut que l'aimer. L'étymologie, l'orthographe, la prononciation, il est gégé ce mot, comme dirait l'autre.Breffe.
J'suis mécontente, parce qu'en cherchant une vidéo de la chanson de Fairouz (Fairuz, comme on veut), Shady (Shadi, Chadi, comme on veut), j'ai des résultats du genre
I'm the real Slim Shady!
Tsss. J'aime cette chanson, tant pour la mélodie que les paroles. Bon, pour ceux qui n'comprennent pas les paroles (j'suppose la grande majorité d'entre vous), allez écouter au moin et admirez la calligraphie, dans la mesure où, bien sûr, Skyblog sait écrire arabe:
من زمان أنا و زغيرة كان في صبي
يجي من الحراش ألعب أنا وياه كان أسمه شادي
أنا و شادي غنينا سوى
لعبنا على التلج ركضنا بالهوا
كتبنا عالحجار قصص زغار و لوحنا الهوا
و يوم من الأيام ولعت الدنيي
نلس ضد ناس علقوا بهالدنيي
و صار في قتال يقرب عالتلال و الدني دني
و علقت عطراف الوادي شادي راح يتفرج
خفت و صرت أندهلو وينك رايح يا شادي
أندهلو و ما يسمعني و يبعد يبعد بالوادي
من يومتها ما عدت شفته ضاع شادي
و التلج إجا و راح التلج
عشرين مرة إجا و راح التلج
و أنا صرت إكبر و شادي بعدو صغير
عم يلعب عالتلج
Faut quand même écouter hein (le clip est pourrav mais la traduction est relativement bonne, ça donne une idée de quoi ça parle ^^)
