Même quand on est à Sciences Po, quand on n'a pas envie de travailler, on entre dans un état non proche de l'Ohio mais de la débilité la plus profonde. La fatigue nous fait dire des choses relativement stupides du genre "Hé, arrête, tu n'es que l'usufruitier de toi-même!" ou encore "je fais un calcul coût avantage avec une courbe de Phillips pour savoir si je dois sortir ce soir ou pas". Et on se sent trop cool parce qu'on fait des private jokes que soi-disant seuls des Sciences-Pipeau peuvent assimiler. A côté de ça, on discute très sérieusement de la réponse des Russes de la fin des années 1860 à la politique d'émancipation balkanique (le conflit autour de la question phanariote également, bien entendu) ou encore du fait que la ségrégation spatiale dans la Ceinture Rouge a moins un caractère ethnique qu'on ne pourrait l'imaginer. J'aime cette dualité. Ma mère me dit souvent que parfois, elle est admirative de tout ce que je sors à un repas de famille, mais que d'un autre côté elle est souvent consternée du degré de stupidité - hilare, de surcroît - que je peux atteindre.
Bon! Etat des lieux de ma vie étudiante, je n'ai toujours pas choisi où je vais l'année prochaine, les pays scandinaves semblent géniaux mais à des prix prohibitifs. Je ne croule pas sous les devoirs mais presque, d'autant plus que les vacances de Noël se rapprochent à une allure relativement inquiétante! il faut se mettre en option récupération de sommeil, en profiter tant que la phase insomnies ne revient pas!
Bon! Etat des lieux de ma vie étudiante, je n'ai toujours pas choisi où je vais l'année prochaine, les pays scandinaves semblent géniaux mais à des prix prohibitifs. Je ne croule pas sous les devoirs mais presque, d'autant plus que les vacances de Noël se rapprochent à une allure relativement inquiétante! il faut se mettre en option récupération de sommeil, en profiter tant que la phase insomnies ne revient pas!