Quelles sont les principales leçons à tirer des politiques de l'emploi en Europe en ce qui concerne les caractéristiques institutionnelles? La protection de l'emploi joue-t-elle un rôle dans l'explication du chômage?

Quelles sont les principales leçons à tirer des politiques de l'emploi en Europe en ce qui concerne les caractéristiques institutionnelles? La protection de l'emploi joue-t-elle un rôle dans l'explication du chômage?

J'suis comme deux ronds d'flan devant une demi-douzaine de sites internet. Jamais ma léthargie exclusivement mentale n'a été aussi loin; certes je manque de sommeil mais quelque chose me dit que mes capacités mentales commencent à être atteintes. Oslo? Instanbul? Reykjavik? Prague? Madrid? Stockholm? Maastricht? Beyrouth? J'envisage à présent la courte paille.

Le degré de décentralisation des négociations est faible en Norvège, et je représente la Roumanie au LiMUN en février. J'ai hâte d'être à Londres et je m'inquiète (la détestation pour Paris refait surface).

Oh, ce serait tellement plus simple si on m'attribuait un pays !

# Posté le vendredi 07 novembre 2008 17:58

Fill yourself with dreams.

Ma consommation de Coca-Cola Light est absolument effrayante et je suis à la page 19/30 de mon polycopié d'éco. J'y crois, j'y crois fort. Je crois ceci dit un peu moins en mes capacités d'argumenter sur un sujet aussi débile que "Est-il possible d'importer en France le modèle scandinave?", tout en sachant que scandinave, a priori signifie norvégien, suédois, finlandais, mais que très probablement les profs faisaient référence au modèle de flexibilité à la danoise; que choisir? La Suède et la Norvège sont considérés à bien des égards comme rigides, le Danemark comme flexible, la Finlande est entre deux et moi encore plus entre deux, ballottée par les statistiques. Qu'on m'paye le voyage à Copenhague, tiens.
En réalité, en dehors du fait que je viens de regarder The Basketball Diaries et que j'ai gémi avec Di Caprio pendant les trois quarts du film, la vie est d'une platitude sidérante, ce qui me laisse penser que je me prépare calmement à une période d'hibernation poussée avec pour seule compagnie mes polycopiés, mes livres et ma clé usb. Sans parler du fait qu'il fasse nuit à 18h (ce qui me donne encore plus l'impression de quitter doucement le joyeux monde diurne) et qu'il fasse déjà froid à en crever (ce qui m'ampute peu à peu de ma main droite, manifestement réticente à s'irriguer en sang).

Ma mule m'ayant définitivement tourné le dos, dans la limite de ses capacités de logiciel, je prierai ceux d'entre vous disposant de mon adresse msn de bien vouloir surcharger mon dossier de partage, vous vous délesterez ainsi de l'étrange et désagréable sensation de culpabilité à me laisser dépérir tout l'hiver sans musique à me mettre dans les oreilles.

Aujourd'hui, je me suis fait une réflexion assez profonde - du moins j'aime à le croire - sur la mémoire, pour finalement n'arriver à aucune conclusion - il a bien fallu descendre du métro, arrivée à Kennedy. L'idée principale en était que la mémoire est une chose parfois absolument ahurissante; incapable malgré cinq bonnes minutes d'efforts de me souvenir du prénom d'une fille dans ma classe de prépa, j'ai pu réciter intégralement Le Pont Mirabeau, lu en tout et pour tout trois fois, nombre de lectures d'Alcools, à la seule vue du recueil chez un bouquiniste. J'aimerais tant que mon cerveau réitère cette extraordinaire série de synapses le jour de l'épreuve de philosophie politique.
Autre réflexion ayant parcouru mes petits neurones déjà fatigués, la fascinante dualité des gens. En regardant mon amphi (au moment précis où, simultanément, Tête-de-Genou, maitre de conférences d'économie, termine sa brillante démonstration sur la policy-mix, et ma page internet bloque sur le profil facebook de La-personne-qu'il-ne-fallait-pas) parfois je me demande quelle proportion pourrait être définie comme intègre. Je remarque de plus en plus, sans l'ombre d'une inquisition de ma part, nombre de personnes se trahissant d'un geste,d 'un regard dans leur rapport à autrui. Ca parait curieux de se poser ce genre de questions mais parfois le fait que certains ne jouent pas franc-jeu est tellement flagrant que c'est en inquiétant.
Plus la fin du semestre approche, plus le nombre de gens me demandant d'un air débordé et gentil si je pourrais, peut-être, éventuellement leur donner, un de ces quatre, mon cours de ceci, de cela, de tout, en fait. On sent à des mètres la personne qui va chercher, trouver le bon moment pour t'interpeller et te réclamer un cours, la personne qui te demande d'un air innocent si t'as beaucoup travaillé pendant les vacances, la même qui te dira "non, j'ai rien foutu", espérant secrètement qu'elle va diffuser à quelques autres l'idée qu'elle est cool, alors qu'elle s'est mis un point d'honneur à laisser derrière elle ces tocards au classement général. C'est tordu mais c'est vrai. La moue de la personne à qui tu annonces que tu veux cette unisersité et pas une autre, l'encouragement ou les félicitations hypocrites après un exposés réussi ou une bonne note, c'est affolant.
Et ce sont ces gens là qui, à mon grand bonheur, me font me sentir plus proche des autres, de ceux qui sont toujours prêts (pré, près, prêt) à envoyer par mail leur exposé aux absents, à tenir les autres au courant des changements de salle, à imprimer le devoir des autres pour leur donner le lendemain, à prêter une clé, un portable, une écharpe. ce sont des gestes tellement banals et insignifiants qu'on finit par y prêter attention, paradoxalement. Le sourire du garçon à qui je n'ai parlé qu'une fois en rentrant en cours me réveille, les petites discussions de 10h dans les toilettes des filles (qui ressemblent de plus en plus à celles dans Ally McBeal) sont vivifiantes, et la motivation générale est une source d'énergie quasi inépuisable.
Une analyse moitié psychologique, moitié micro-sociologique pour dire, somme toute, que je suis profondément sociable, que j'Aime avec un grand A les Autres, que la chance d'être ici, à Sciences Po, c'est avant tout la chance de vivre une grande aventure humaine (aaaah, je croirais entendre un participant de Koh-Lanta), et que c'est tout c'que j'aime !

Divagations à part, je n'ai encore pas réussi à sortir de mon lit avant 10h et je prévois de réaliser la performance demain (ou aujourd'hui, mais les gens qui disent aujourd'hui alors qu'ils ont pas encore dormi, j'trouve ça bizarre: qu'il soit minuit ou 4h, tant que j'ai pas dormi, moi, je dis demain!).

Et tout ceci me rappelle un bout de poème de l'illustre Joaquim écrit à mon attention (vous conviendrez que c'est tout à fait charmant):

Embedded in his dream
She flew upon the sky
Glittering in the steam
The people walked on by


Je vous préviens il se droguait AVANT d'me connaitre!

# Posté le vendredi 31 octobre 2008 18:08

Modifié le vendredi 31 octobre 2008 19:20

Minuit. L'ordi de ma mère. Word Viewer. Recto-verso manuel. Bourrage papier. Life sucks.

Minuit. L'ordi de ma mère. Word Viewer. Recto-verso manuel. Bourrage papier. Life sucks.
(Et l'énigme reste entière quant au fait que le menu imprimer est en suédois.)

# Posté le lundi 27 octobre 2008 19:15

Mode Sarass *ON* (too)

Comme quoi les jeudis, c'est bien, aussi. Laisser les nerfs communiquer entre eux comme ils l'entendent, qu'est c'que c'est bon quand on l'fait bien!
J'ai passé vingt bonnes minutes à me tordre de rire tout à l'heure; voilà ce qui arrive à vouloir décompresser chez Louis, un jeudi soir, affalée dans un canapé tout aussi défoncé que nous, à zapper sur Arte pour tomber par le plus grand des merveilleux hasards sur un live des Kills. Le résultat, deux énergumènes avec une alcoolémie [...] douteuse hochant de la tête, se démenant avec nos cheveux à en perdre l'équilibre, ne s'entendant plus MAIS restituant les bonnes paroles ('we could we could burn burn'), tandis que les voisins tambourinent à la porte (le ridicule ne tue pas, certes, mais les voisins de palier, peut-être bien que oui).
J'ai ainsi découvert à ma grande surprise que j'étais loin d'être la seule à entrer dans un état incontrôlable quand j'entends Getting Down (et Tape Song!).

Mosshart me fait un effet fou, j'arrive pas à l'décrire, et ça m'embête
!


Times New Roman, pourquoi pas.

# Posté le jeudi 23 octobre 2008 19:05

Arg.

Arg.
Aujourd'hui c'est la journée arg.

Arg, j'ai perdu mon écharpe, j'ai pas de feuilles et j'ai eu la flemme d'aller en chercher au bureau de tabac à 200m de chez moi.
Arg, j'ai perdu tous mes pile ou face aujourd'hui en socio ce qui fait que je me retrouve discutante sur un exposé alakon, que je ne voulais absolument pas.
Arg, j'ai ouvert le journal de l'IEP, Les pieds dans le cloître, pour y voir une critique minable d'Antics d'Interpol (disant déjà que c'était le meilleur des trois et NE PARLANT PAS d'Evil. S'il y a bien une chanson qu'il faut écouter dans Antics c'est Evil. Shit.)
Arg, j'ai pas vraiment préparé la simulation BATNA demain sur l'Irlande du nord et si j'dois représenter l'Ulster Unionist Party il faudrait que jm'y mette.
Et que j'retrouve mon pantalon noir.

et AAAAARG! Demain j'aurai pas le temps d'aller au code, ni vendredi, et j'me demande bien comment j'vais passer mon foutu permis avant juin. Et j'ai espagnol et le prof m'exaspère d'incompétence
Tout comme le prof d'éco: "C'est quoi la balance des paiements? Très bonne question. Bon alors, la balance commerciale, est composée de ... ce qui veut dire, que euh, non... elle, voila, c'est ça, elle agrège..., tandis que la balance commerciale prend en compte les exportations. D'autres questions?"


Seul point positif, hier soir Louis m'a complètement remis mon dos. A quoi bon l'osthéo?

# Posté le mercredi 22 octobre 2008 15:24